Plan épargne avenir climat
Publié le 6 juillet 2026
Lancé en juillet 2024, le Plan Épargne Avenir Climat (PEAC) marque une rupture dans le paysage de l’épargne réglementée française. Ce contrat de capitalisation s’adresse exclusivement aux jeunes de moins de 21 ans résidant en France et combine trois promesses : exonération fiscale totale, investissements 100 % labellisés climat, et blocage jusqu’aux 30 ans du souscripteur. Contrairement aux livrets classiques plafonnés et aux assurances-vie soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, le PEAC échappe à l’impôt sur le revenu comme aux prélèvements sociaux.

La réglementation encadrant ce dispositif reste stricte : un seul contrat autorisé par personne, supports d’investissement exclusivement certifiés Greenfin ou ISR, et déblocage anticipé limité à des situations précises. L’analyse comparative des offres bancaires démontre que ce produit répond à une demande croissante des familles soucieuses de conjuguer transmission patrimoniale et engagement environnemental.

Votre radar PEAC en 30 secondes

  • Accessible dès la naissance jusqu’à 21 ans, une seule ouverture autorisée par personne
  • Exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux sur les gains
  • Blocage des fonds jusqu’aux 30 ans du titulaire, sauf cas de déblocage anticipé légaux
  • 100 % des supports en unités de compte labellisés Greenfin et ISR (article 9 SFDR)
  • Sécurisation progressive automatique vers le fonds euros à l’approche du terme

Dans un contexte de hausse de la fiscalité sur l’épargne classique et de demande croissante d’investissements responsables, le PEAC répond à une double attente des familles. D’un côté, l’optimisation patrimoniale grâce à l’exonération fiscale totale jusqu’aux 30 ans du titulaire. De l’autre, la garantie d’un fléchage intégral vers des projets de transition écologique certifiés par des labels reconnus.

La question centrale reste celle de l’arbitrage entre avantages fiscaux et contrainte de liquidité : comment ce dispositif se distingue-t-il réellement des livrets réglementés et des assurances-vie ? L’examen détaillé du cadre juridique, des supports d’investissement et des modalités pratiques permet d’identifier les profils familiaux pour lesquels le PEAC constitue une solution pertinente.

Un contrat d’épargne nouvelle génération pour financer la transition verte

Le Plan Épargne Avenir Climat relève juridiquement du contrat de capitalisation, une catégorie distincte de l’assurance-vie. Cette différence technique implique l’absence de clause bénéficiaire en cas de décès : le capital constitué intègre alors la succession du titulaire selon les règles classiques du droit civil. La création de ce dispositif par la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte répond à un double objectif : flécher l’épargne longue des jeunes générations vers des projets de transition écologique tout en leur offrant un cadre fiscal avantageux.

Les textes d’application précisent que seules les personnes physiques de moins de 21 ans, résidentes fiscales françaises, peuvent souscrire. Pour les mineurs, l’ouverture s’effectue par l’intermédiaire des représentants légaux qui exercent la gestion jusqu’à la majorité. Le contrat proposé par le groupe Banque populaire illustre cette nouvelle approche avec une sélection de supports 100 % labellisés et un accompagnement dédié aux familles souhaitant initier leurs enfants à l’investissement responsable dès le plus jeune âge.

Contrairement aux solutions d’épargne traditionnelles (livret A plafonné à 22 950 €, livret Jeune limité aux 12-25 ans avec un plafond de 1 600 €), le PEAC ne fixe aucun plafond de versement dans les textes publiés à ce jour. Toutefois, chaque établissement bancaire peut définir ses propres seuils d’entrée et de versements. La portabilité du contrat entre établissements garantit une certaine souplesse : en cas de changement de banque, le titulaire peut transférer son PEAC sans perdre l’antériorité fiscale ni clôturer le plan.

Exonération fiscale totale : un levier d’optimisation patrimoniale pour les familles

Bureau de conseiller financier avec documents fiscaux, calculatrice et graphiques à l'écran lors d'une consultation d'optimisation patrimoniale
L’exonération fiscale du PEAC représente un avantage significatif pour les familles

Le régime fiscal commenté au BOFiP prévoit une exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux des produits et plus-values de placements effectués dans le PEAC (CGI, art. 157, 24°). Ce dispositif se démarque radicalement de l’assurance-vie classique. Sur cette dernière, depuis la loi de finances 2018, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % — 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux — dès le premier euro pour les contrats de moins de huit ans.

Prenons une situation classique : une famille place 5 000 € à la naissance de son enfant sur un PEAC, avec des versements de 100 € mensuels pendant 18 ans. À supposer une performance nette annuelle moyenne de 4 %, le capital atteint environ 44 000 € aux 18 ans. Sur une assurance-vie standard, les plus-values (environ 17 400 €) seraient taxées à 30 %, soit 5 220 €. Avec le PEAC, ces 5 220 € restent intégralement acquis au titulaire.
Les conseillers en gestion de patrimoine recommandent généralement de comparer les enveloppes fiscales disponibles selon l’horizon de placement et les objectifs familiaux. Cette vision comparative permet d’identifier rapidement les forces et faiblesses de chaque enveloppe selon les priorités patrimoniales.

PEAC vs alternatives : match fiscal et environnemental
Produit Fiscalité des gains Impact environnemental Liquidité Âge limite souscription
PEAC Exonération totale IR et PS 100 % supports labellisés Greenfin/ISR Bloqué jusqu’à 30 ans (sauf exceptions) < 21 ans
Assurance-vie PFU 30 % (ou barème IR sur option) Supports ISR disponibles mais non obligatoires Rachats libres à tout moment Aucune
Livret Jeune Exonération totale IR et PS Aucun fléchage environnemental Disponible à tout moment 12-25 ans, plafond 1 600 €
Livret A Exonération totale IR et PS Financement logement social et collectivités Disponible à tout moment Aucune, plafond 22 950 €

Les familles sous-estiment souvent l’impact cumulé de la fiscalité sur 15 ou 20 ans. L’exonération totale du PEAC transforme mathématiquement la performance nette finale, surtout dans un contexte de remontée des taux d’imposition sur les revenus du capital.

Claire Deschamps, conseillère en gestion de patrimoine certifiée

L’analyse comparative des offres bancaires démontre que la principale contrepartie de cet avantage fiscal réside dans la contrainte de liquidité. Les fonds restent bloqués jusqu’aux 30 ans du titulaire, là où une assurance-vie autorise des rachats à tout moment, certes fiscalisés mais sans restriction d’accès.

Modalités pratiques : souscription, versements et disponibilité des fonds

Conditions d’éligibilité et ouverture du contrat

La réglementation fixe trois critères cumulatifs pour l’ouverture d’un PEAC. Premier critère : être âgé de moins de 21 ans à la date de souscription. Deuxième critère : résider fiscalement en France, condition vérifiée par l’établissement bancaire lors de l’ouverture. Troisième critère : ne pas détenir déjà un PEAC, puisque la loi limite strictement à un seul contrat par personne, sans possibilité de cumul entre établissements.

Pour les mineurs, l’ouverture s’effectue obligatoirement par les représentants légaux (parents exerçant l’autorité parentale, tuteur). Ces derniers gèrent le contrat jusqu’à la majorité du titulaire : signature des bulletins de souscription, réalisation des arbitrages entre supports, validation des versements. À compter de 18 ans, le jeune adulte reprend la main sur la gestion courante, mais les versements restent possibles jusqu’à la première opération de retrait.

Règles de versement et de gestion courante

Les textes réglementaires n’imposent aucun montant maximal de versement ni de fréquence obligatoire. Les familles peuvent ainsi alimenter le contrat par versements libres ponctuels ou mettre en place des virements programmés mensuels, trimestriels ou annuels. Cette souplesse permet d’adapter l’effort d’épargne aux revenus et à la situation familiale, sans pénalité en cas d’interruption temporaire.

Les arbitrages entre supports restent possibles à tout moment, sans fiscalité ni impact sur l’antériorité du contrat. Cette faculté permet d’ajuster l’allocation entre fonds euros (sécurisé mais à rendement modéré) et unités de compte labellisées (dynamiques mais soumises au risque de perte en capital) selon l’évolution des marchés et l’approche du terme. Certains contrats proposent une gestion pilotée avec sécurisation progressive automatique : la part investie en unités de compte décroît mécaniquement au profit du fonds euros à mesure que le titulaire approche de ses 30 ans.

Votre profil famille correspond-il au PEAC ?
  • Si l’enfant a moins de 10 ans et qu’aucun besoin de liquidité n’est prévu avant ses 30 ans :
    Le PEAC constitue une option privilégiée, l’horizon long permettant d’absorber la volatilité des unités de compte labellisées et de maximiser l’effet de l’exonération fiscale sur la durée.
  • Si l’enfant a entre 15 et 20 ans et envisage des projets à moyen terme (permis, études, logement) :
    Privilégiez une assurance-vie classique ou des livrets réglementés (Livret Jeune, Livret A) offrant une liquidité totale, quitte à renoncer à l’optimisation fiscale du PEAC.
  • Si la dimension environnementale constitue une priorité familiale forte :
    Le PEAC garantit un fléchage 100 % labellisé de l’épargne, là où les assurances-vie classiques laissent le choix entre supports ISR et supports conventionnels sans obligation.
  • Si sécurité fiscale et disponibilité des fonds doivent être combinées :
    Aucun produit ne combine ces deux avantages. Une stratégie de diversification (PEAC + Livret A + assurance-vie) permet de concilier objectifs contradictoires en répartissant l’épargne selon les horizons.

Déblocage des fonds : terme et cas anticipés

Les articles L221-34-2 à L221-34-4 du Code monétaire et financier encadrent le plan d’épargne avenir climat, qui est clôturé lorsque le titulaire atteint l’âge de trente ans. Cette échéance constitue le terme normal du contrat : à cette date, le capital accumulé (versements, intérêts, plus-values) est intégralement disponible sans aucune fiscalité.

Les textes prévoient toutefois deux dérogations permettant un déblocage anticipé. Première dérogation : l’invalidité du titulaire (classement en 2ᵉ ou 3ᵉ catégorie de la Sécurité sociale). Seconde dérogation : le décès de l’un des parents du titulaire. Dans ces deux situations, le PEAC peut être clôturé par anticipation sans perdre l’avantage fiscal, les sommes versées restant exonérées d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Un troisième cas de figure apparaît dans les textes : les retraits partiels sans clôture du plan sont possibles dès lors que le contrat a été ouvert depuis plus de cinq ans et que le titulaire a atteint 18 ans. Toutefois, ces retraits partiels déclenchent une conséquence irréversible : aucun nouveau versement ne pourra être effectué après le premier retrait. Cette règle vise à préserver la vocation longue du dispositif tout en offrant une soupape de sécurité aux jeunes adultes confrontés à un besoin de liquidité urgent.

Des supports d’investissement 100 % certifiés pour un impact environnemental réel

Installation de panneaux solaires avec éolienne en arrière-plan dans un paysage français de transition énergétique
Les supports PEAC financent directement la transition vers les énergies renouvelables
 

La réglementation du PEAC impose une contrainte inédite dans le paysage de l’épargne réglementée française : la totalité des supports en unités de compte proposés doivent être certifiés par le label Greenfin ou le label ISR, et relever de l’article 9 du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Cette triple exigence garantit un niveau d’ambition environnementale élevé, bien au-delà du simple verdissement cosmétique.

Le label Greenfin, délivré par le ministère de la Transition écologique, exclut strictement les investissements dans les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) et les secteurs nucléaires. Comme le précise la fiche officielle du Ministère de l’Économie sur le label ISR, depuis mars 2024, les fonds ISR excluent les entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels, lancent de nouveaux projets d’exploration. Cette réforme du référentiel version 3, entrée en vigueur le 1ᵉʳ mars 2024 avec une période de transition close au 1ᵉʳ janvier 2025, a considérablement renforcé les critères d’attribution.

Les secteurs effectivement financés par ces supports labellisés recouvrent quatre grandes familles :

  • Énergies renouvelables : parcs éoliens terrestres et offshore, centrales photovoltaïques, unités de méthanisation agricole
  • Agriculture durable et gestion forestière responsable : conversion bio, agroforesterie, circuits courts
  • Construction et rénovation énergétique des bâtiments : isolation thermique, chauffage bas carbone, bâtiments à énergie positive
  • Économie circulaire et gestion des déchets : recyclage, valorisation matière, réduction plastiques

Vigilance sur les supports en unités de compte : Malgré leur labellisation environnementale, les unités de compte restent des investissements financiers soumis aux fluctuations des marchés. Le risque de perte en capital est intégralement supporté par le souscripteur. Les performances passées de ces fonds, même labellisés, ne préjugent en rien des performances futures. La valeur des parts peut baisser durablement, notamment en cas de correction sectorielle sur les valeurs vertes ou de remontée brutale des taux d’intérêt impactant les valorisations.

Pour atténuer ce risque, la plupart des contrats PEAC intègrent un mécanisme de sécurisation progressive automatique. Concrètement, la part investie sur les unités de compte diminue graduellement au profit du fonds euros à mesure que le titulaire approche de ses 30 ans. Ce pilotage automatique vise à cristalliser les gains accumulés en phase de croissance tout en limitant l’exposition aux chocs de marché en phase finale.

Les études académiques comparant performance financière et critères ESG ne dégagent aucun consensus définitif. La performance dépend davantage de la qualité de gestion du fonds et du timing d’investissement que du seul critère environnemental. Il est recommandé de privilégier l’analyse du track record du gérant, des frais de gestion et de la cohérence de la stratégie plutôt que de se focaliser exclusivement sur la présence du label.

Bon à savoir : Le règlement SFDR classe les produits financiers en trois catégories selon leur niveau d’ambition durable. L’article 9 correspond au niveau le plus exigeant : les fonds doivent poursuivre un objectif d’investissement durable explicite et mesurable, avec des indicateurs de performance extra-financière obligatoires. Les articles 6 (fonds classiques) et 8 (fonds intégrant des critères ESG) ne sont pas autorisés dans le cadre du PEAC.

Points de vigilance avant souscription
  • Ce guide présente les caractéristiques générales du PEAC, chaque établissement peut proposer des modalités spécifiques.
  • Les performances passées des supports en unités de compte ne préjugent pas des performances futures.
  • La fiscalité présentée est celle en vigueur en 2026 et peut évoluer selon les lois de finances.
  • Seul un conseiller bancaire peut analyser la situation personnelle et orienter.

Risques explicites :

  • Risque de perte en capital sur les supports en unités de compte, supporté intégralement par le souscripteur.
  • Blocage des fonds jusqu’aux 30 ans du souscripteur sauf cas de déblocage anticipé prévus.
  • Plafond d’un seul PEAC par personne, non cumulable.

Pour toute décision patrimoniale engageante, consultez un conseiller bancaire ou un conseiller en gestion de patrimoine certifié.

PEAC : réponses aux interrogations les plus fréquentes

Quelle est la différence entre le PEAC et une assurance-vie classique ?

Le PEAC relève du contrat de capitalisation et non de l’assurance-vie. Trois différences majeures : absence de clause bénéficiaire (le capital entre dans la succession), exonération fiscale totale des gains (contre PFU 30 % en assurance-vie), et obligation d’investir sur des supports 100 % labellisés Greenfin ou ISR. La contrepartie réside dans le blocage des fonds jusqu’aux 30 ans du titulaire.

Peut-on transférer son PEAC d’une banque à une autre ?

Les textes réglementaires prévoient explicitement la portabilité du PEAC entre établissements bancaires. Le transfert s’effectue sans clôture du contrat, en conservant l’antériorité fiscale et le terme aux 30 ans. Les modalités pratiques (délais, éventuels frais de transfert) varient selon les banques. Il est recommandé de comparer les conditions tarifaires et la gamme de supports labellisés proposés avant tout transfert.

Peut-on cumuler le PEAC avec d’autres produits d’épargne ?

Le PEAC se cumule librement avec tous les autres produits d’épargne réglementés (Livret A, Livret Jeune, LEP, assurance-vie). Seule contrainte : une seule souscription PEAC par personne. Une stratégie patrimoniale équilibrée combine généralement PEAC (optimisation fiscale long terme), Livret A (épargne de précaution disponible), et assurance-vie (diversification avec liquidité). Pour approfondir les alternatives, consultez le panorama des formes d’épargne.

Que se passe-t-il à 30 ans : clôture automatique ou possibilité de conserver le contrat ?

Les textes prévoient une clôture obligatoire du PEAC lorsque le titulaire atteint 30 ans. Le capital accumulé (versements, intérêts, plus-values) est alors intégralement disponible sans aucune fiscalité. Aucune prorogation ni transformation en un autre produit n’est autorisée. Le titulaire récupère les fonds et peut les réinvestir librement sur d’autres supports (assurance-vie, compte-titres, PEA) selon ses nouveaux objectifs patrimoniaux.

Votre plan d’action immédiat avant souscription
  • Vérifiez l’âge du bénéficiaire et confirmez qu’aucun PEAC n’a déjà été ouvert à son nom
  • Comparez les frais de gestion, les supports labellisés proposés et les options de sécurisation progressive entre établissements
  • Évaluez les besoins de liquidité anticipés entre 18 et 30 ans (études, permis, logement) pour confirmer l’adéquation du blocage
  • Consultez un conseiller bancaire pour simuler l’impact fiscal comparé avec une assurance-vie sur l’horizon visé
  • Définissez une stratégie de versements programmés cohérente avec le budget familial mensuel ou annuel

Le Plan Épargne Avenir Climat s’impose comme une innovation majeure pour les familles conjuguant transmission patrimoniale et engagement environnemental. Toutefois, la rigidité du blocage jusqu’aux 30 ans impose une réflexion approfondie. Plutôt que de concentrer l’intégralité de l’épargne familiale sur ce seul support, une stratégie de diversification équilibrée (PEAC + Livret A + assurance-vie) permet de concilier optimisation fiscale longue, disponibilité court terme et souplesse de gestion. Un accompagnement adapté au profil de risque et aux objectifs familiaux reste indispensable pour affiner l’arbitrage patrimonial global.

Rédigé par Mathis Lenoir, rédacteur web spécialisé dans la finance personnelle et l'épargne responsable, s'attachant à décrypter les dispositifs réglementés, analyser les produits bancaires et croiser les sources officielles pour offrir des guides pratiques, neutres et fiables aux épargnants.